Flocanada s'offre une pause et part en vacances chez les voisins du Sud, rendez-vous sur www.sunnysideoftheroad.tumblr.com pour en savoir plus...
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New York City. Ville aux multiples facettes sur laquelle tout a été dit. Aussi m’abstiendrai-je ici de tartiner des pages pour décrire ce que d’autres ont décrit tellement mieux.
En bon guide touristique, tout ce que je conseille si vous voulez vraiment la connaître la Grosse Pomme, c’est d’y aller plusieurs fois. Pas un seul voyage, même d’une semaine. Non. Il faut y aller, partir assez longtemps, puis revenir. Pourquoi ? Parce que pour vraiment l’apprécier, il faut que vous ayez eu le temps de murir les souvenirs de votre première visite suffisamment longtemps pour créer un léger état de manque, vous donnant alors cette impression délicieuse de retrouver quelque chose sans savoir exactement quoi et vous réjouissant de tout ce qu’il reste encore à explorer.
C’est indéniable – tout le monde vous le dira – il y a à New York quelque chose qui flotte dans l’air, une énergie, une atmosphère, quelque chose d’électrique et d’indescriptible, donnant l’impression curieuse qu’il va vous arriver quelque chose de formidable, que tonight’s gonna be a good night. Ouais, I got a feeling, et vous une chanson dans la tête pour le reste de la journée !
New York post-9/11 était absolument détestable. C’était pourtant deux ans après « les événements ». Quelque chose de sombre et électrique – dans le mauvais sens du terme cette fois – imprégnait l’atmosphère. J’avais trouvé cette ville agressive, oppressante, repliée sur elle-même. Je me souviens avoir demandé à un flic en faction devant le NYSE, la bourse de NY – barricadée derrière des blocs de béton – si elle était ouverte et si on pouvait la visiter. Il a montré les crocs et n'a su qu’aboyer « NO ! NEVER ! NEVER EVER ! »…
Quelle surprise dès lors de retrouver New York totalement transformée quand je suis revenu l’an dernier! Peut-être que c’est moi qui avait changé, mais peut-être que c’était elle qui avait fait le deuil de son double symbole. Quoiqu’il en soit j’avais trouvé la population beaucoup plus avenante, à telle point que je dirai presque de cette ville qu’elle est anormalement friendly pour une mégalopole de près de 3 millions d’âmes, rien que sur l’ile de Manhattan.
Puisqu’il est impossible de faire le tour de cette ville – et surtout pas en un seul article ! – je vais changer ma traditionnelle description chronologique pour simplement vous faire partager quelques points marquants de mon trop court week-end, comme autant de morceaux acidulés croqués dans une Grosse Pomme…
Pour commencer, et pour ceux qui ne les connaitraient pas, c’est un groupe de ce qu’on a appelé plus tard le garage rock ou le post punk et qui date de 1998. Originaires de New York, leur premier album – Is this it? (sorti en 2001) – a été un succès mondial. Pour plus d’infos, comme toujours, wiki .
la pochette du premier album
J’avais découvert ce groupe à l’époque dans le magazine ROCK MAG (qui doit probablement encore exister). C’était le disque du mois, le carton annoncé d’un groupe qui allait soi-disant relancer le rock, en totale perte de vitesse depuis la mort de l’icône Cobain en 94. Et ils ne s’étaient pas trompés, l’Histoire leur a donné raison ! Sur leur conseil je suis allé acheter ce disque illico (oui, acheté !) et… je n’ai pas aimé ! Peut-être que mes oreilles rodées aux sons old-school des 60’s n’étaient pas prêtes pour ça. Toujours est-il que j’ai remisé le disque au placard sans autre forme de procès. Je suis retombé dessus des mois plus tard, j’ai replacé la galette dans le mange-disque et là j’ai compris… J’avais 18 ans et je me rappelle m’être dit « ok mec, ajoute ca à ta liste "a faire avant 30 ans" : voir les Strokes, chez eux, à New York ! ».
Quelques années passent et deux albums supplémentaires - très bons - voient le jour, lors que tout à coup c’est le drame, le groupe se sépare ! Raaah, adieu veaux vaches cochons, il faudra se rabattre sur la foule des autres groupes qui se sont engouffrés dans la brèche ouverte par les Strokes et qui (sur)peuplent maintenant le paysage rock. Heureusement quelques uns d’entre eux sont les dignes héritiers de leurs glorieux ancêtres ! Rock is not dead !
Quelque années passent encore jusqu’à ce qu’un jour de janvier 2011 j’apprenne au détour d’un article que le groupe se reforme et qu’un album va voir le jour en mars ! Instantanément je me rue sur internet (enfin pas la peine j’y étais déjà) pour vérifier quelles étaient les dates de concert prévues pour 2011… Californie… puis Europe… et ? C’est tout ? Damn it ! C’est quoi ces feignasses ? Et la tournée mondiale les copains? Ok tant pis, je me résigne à laisser mes potes voir le groupe au festival Benicassim de Barcelone pendant que moi je me morfondrai ici à Montréal…
Dernier acte de cette tragédie, début mars 2011. En allant écouter la radio sur le site web de OUI FM, je tombe sur une pub "gagnez deux places pour assister au concert des Strokes à New York"… Hein quoi, qu’acoustique-je ?! Je retourne encore pluuus instantanément sur le site officiel du groupe pour m’apercevoir qu’un concert a été programmé à la dernière minute, pif paf. Je reste abasourdi une seconde puis je reprends mes esprits et fait ce que n’importe qui aurait fait à ma place dans les années ‘10… je créé un événement facebook… Pas de chance, les prix des places ont flambé (merci le système nord-américain d’achat/revente de place, un vrai marché noir…) et atteignent 100$, somme que personne n’est prêt à débourser. Qu’à cela ne tienne, dans la vie faut des principes! Je respecterai donc les engagements pris 10 ans plus tôt et "j’irai à ce concert. Ooh oui, j’irai à ce concert"… (Attention, référence cinématographique rock…) car il est impensable que je manque cet événement unique (il faut savoir qu'en 10 ans d’existence ils n’ont jamais joué dans une salle aussi grande dans leur propre ville). Le plus grand parterre de voisins de leur carrière, comme j’ai lu quelque part.
Après cette immense introduction, je vais tuer le suspense : c'était…décevant ! Et je m’y attendais, d’abord parce que j’avais placé trop d’espoir dans ce show. Un peu comme quand on va voir au ciné un film que tout le monde nous a décrit comme génial, on est forcement déçu. Je m’y attendais aussi parce que j’avais pu lire quelques articles relatifs aux conditions dans lequel ce nouvel album a été pondu : peu d’enthousiasme, membres du groupe à sec d’argent après quelques side-projects passés inaperçus, et surtout un chanteur qui fait la gueule au reste de la formation, qui refuse de les voir et ne communique avec eux que par mail… Imaginez donc ce qu’on peut tirer d’un album dont le chant a été enregistré après que toutes les autres pistes aient été mises en boite. Simple : une cacophonie sans nom ! Et c’est exactement l’impression que l’on a à l’écoute de cette galette, on se demande si les gars s’écoutaient les uns les autres en jouant tellement c’est incohérent. Même les deux guitares se repondent mal. Il n'y a guère que le premier single qui mérite d’être sauvé du naufrage :
Désolé pour ceux qui trouveront qu’il y a quelque chose à sauver là-dedans, je dis non. Je ne suis pas un critique musical, je n’ai donc pas à être consensuel, et encore moins à mettre 3 étoiles sur 5 à un album pourri pour ne froisser personne. Voila, c’est une daube ! Et si vous n’êtes pas convaincu, il reste la pochette, péremptoire preuve de la mauvaise blague qu’ils nous ont faite là :
la pochette du dernier album, Angles
Après cette parenthèse musicale un peu virulente, et pour en revenir au véritable sujet – le concert, pour rappel – on peut se demander ce que j’allais faire dans cette grosse galère de 10000 personnes. La réponse viendra plus tard, si vous avez le courage d’aller jusque là !
Je disais donc que d'un côté c’était incroyable d’être là pour assister à un événement unique comme celui-là – je n’arrêtais pas de me dire "Putain mec, les Strokes au Madison, et tu y es !" mais de l'autre j'ai été refroidi par deux choses importantes pour un concert et très intimement liées : la prestation du groupe et la réaction du public.
photo starbright31
Eux sont des petits bourgeois assez blasés qui ne se sont pas beaucoup donnés, en mode « on fait notre set et point barre ». Casablancas (le chanteur) est loin d’être une bête de scène et les musiciens ne bougent pratiquement pas, le bassiste en particulier était une plante en pot ! Heureusement le second guitariste, Albert Hammond Jr, s’arrachait bien sur certains titres.
Nikolai Fraiture, la plante verte, parle couramment français.
Nik, si jamais tu lisais ça, je t'en prie m'en veux pas, mais gigotes plus!
photo starbright31
Et le public! Misère! A 200$ le billet je m'attendais a ce que dans la fosse ca soit l’hystérie collective. Que dalle, les gens ne bougeaient pas ! Pas de slam (crowd surfing, en vrai anglais), pas de pogo (pogo, en vrai keupon !). Juste une forêt d'écrans de téléphone et d'appareils photos pour immortaliser l'instant au lieu de le vivre ! N'importe quoi...
Exemple le plus flagrant sur New York City Cops, une chanson mi-pamphlet mi-moqueuse sur les flics de New York. Ca aurait du être la folie, le feu aux poudres, et pourtant rien… La même absence de réaction de l’audience. C’est là que j’ai su qu’il ne fallait plus s’attendre à rien.
New York City Cops
La déco de la scène était très simple, voire simpliste : trois grands draps blancs de chaque coté qui servait de support aux changements de lumière et un écran LED en fond de scène. Ok, 12$ d'investissement dans le show. Seul accessoire sympa, une immense boule a facettes qui rayonnait bien dans le Madison, une arène de hockey à la base, structure de forme globalement ronde. Le système de retransmission vidéo était composé de deux écrans géants de chaque cote de la scène, mais les pauvres cameramen étaient bien peu inspirés, ce qui nous a permis d'avoir de formidables plans fixes sur le plafond de la salle, des changements de plans intempestives et malvenus et des bougés type « désolé les gars j'ai oublié la Steady Cam »...
photo starbright31
Et que dire du son ! Le Madison c'est grand, c'est une belle arène de hockey, mais ce n’est pas la Scala! J'imagine que ca a dû être une horreur pour l'ingé son de rendre quelque chose de potable, même si on a l'impression qu'avec un petit effort il y aura eu moyen de rendre l'acoustique un peu meilleure, mais je m'avance un peu...
Et le bouquet final qui m'a laissé incrédule: dernière chanson (qui n'était pas annoncé, Casablancas étant fort peu loquace, le pauvre avait l’air de tellement se faire chier avec nous), dernier accord et BAM! Les lumières s'allument et les gens sont déjà en train de marcher vers la sortie.
Je ne bouge pas pendant plusieurs minutes, affligé. Ils sont partis où les zicos? Il est où le rappel? Allo? Je suis poussé vers la sortie par le type à coté de moi à qui je bloque le passage. Je sors, abasourdi par les décibels, le regard perdu dans cette foule ovine qui n'a de rock'n roll que le t-shirt – à l'effigie du groupe bien sûr. T-shirt que j'avais d'ailleurs prévu d'acheter en souvenir de cette soirée mémorable mais que j'ai laissé accrocher finalement au présentoir. 35$ pièce alors qu'on le trouve partout, je sais que vous avez besoin de blé les gars mais là, seriously !
De retour sous le ciel lumineux de la ville – il ne fait jamais nuit a New York, les affiches publicitaires de Times Square sont la veilleuse 10000 watts de la Pomme – je prenais le temps de gouter l’air en réfléchissant aux motifs pouvant conduire un public de fans à se conduire ainsi. J’hésitais entre deux hypothèses : soit le public, qui avait 20 ans a l’époque de Is This Is a tout simplement vieilli et s’est embourgeoisé, à l’image des membres du groupe, soit cette attitude est une caractéristique du public américain, une vieille réminiscence de leurs ancestrales bonnes manières britanniques… Alors que je digressais en écoutant le doux son des acouphènes, par magie j’ai entendu deux gars parler français à côté de moi. Des étudiants en échange universitaire. Ils ont assistés a quelques concerts à NY et Washington et m'ont dit avoir vu se reproduire le phénomène, l'air amusé de par ma réaction, et me laissant penser que la seconde hypothèse était peut être la bonne.
Quand même, un très bon point de ce concert : la set-list, composée de deux tiers de tubes des anciens albums et d'un tiers de chanson de leur dernier album. Au moins de ce point de vue la ils ont tenu leurs promesses.
Et pour finir un petit détail amusant lié au fait d’assister à un concert en anglais entouré d’un public anglophone : il faut se retenir de brailler à tue-tête les paroles, simplement parce que le yaourt-song, ça ne marche que quand les types autour de toi ont un niveau d’anglais pire que le tien !
les Strokes à la grande époque
Malgré cet article vindicatif qu’on pourrait juger trop partial, je suis quand même content d'avoir été là, d’abord parce que je peux cocher une ligne de plus sur ma to-do-list – et en profiter pour faire un high-five à moi-même-moins-10 ans. Clap ! On l’a fait mon gars ! – mais surtout content d’avoir été là pour célébrer comme il se doit ce groupe qui m'a bien fait remuer la tète pendant quelques années. Assister à ce concert est ma façon à moi de dire bye aux années '00, et par la même occasion de rendre hommage au renouveau du Rock, apporté en premier lieu par les Strokes a l'aube des dites-années. En plus de relancer la mode des groupes en "The", ils ont redonné le goût à une flopée de petits jeunes prêts a sortir de leur garage et a en découdre, et sans qui on serait peut être aujourd'hui tous en train de gigoter comme des épileptiques sur une énième mutation de Tektonik...
Les Strokes ont fait leur temps, et à moins d'une résurrection miraculeuse à l’image du Phénix (nan, pas le groupe), je suis au regret de vous annoncer que les Strokes sont morts. VIVE LES STROKES !
(bruit de souffle) (bruit de toux)
Heureusement que le virtuel ne prend pas la poussière sinon on ne verrait même plus ma belle bannière à la feuille d’érable… un an sans nouvel article, il était plus que temps de mettre une petite piqûre d’adrénaline à ce blog sous assistance respiratoire qui ne survit que grâce à la visite régulière de quelques fidèles et d’une majorité de visiteurs de fortune tombés là par hasard au gré de leurs errances sur la toile, et que votre serviteur remercie au passage.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, petite digression à propos des raisons qui ont conduit ce blog à la friche. On peut d’abord citer la plus évidente : la perte du jus créatif qui nait naturellement de chaque nouvelle expérience. Le premier jour, tout est nouveau, tout est beau, on s’émerveille autant de la couleur des boites aux lettres que de l’architecture des villes et on ne manque jamais de s’extasier sur les improbables noms de stations de métro – Cadillac, Jean Talon, De la savane, Bonaventure... Au fil du temps qui passe et du quotidien qui s’installe, on perd cette faculté de voir l’invisible, et dès lors on a de cesse de courir après cette drôle d’impression de nouveauté. C’est d’ailleurs là l’essence même du voyage, voir des choses neuves pour se rendre compte qu’elles existent, et par conséquent nous aussi...
Une autre raison de la perte de vitalité de ce blog, c’est la multiplicité des moyens de communication. Facebook est en train de tout bouffer, à commencer par moi, puisque je me contente maintenant de balancer une flopée de photos « en 3 clics simples et rapides » en commentant d’une ligne chacune d’entre elles, ce que je considère au milieu de ce site chronophage comme un gain de temps non négligeable puisqu’en une image on en dit soi-disant plus que 1000 mots. Plus besoin de perdre du temps à faire de belles formules et l’objectif est malgré tout atteint : éveiller chez nos centaines d’amis ce sentiment aussi simple qu`humain : la jalousie ! :-)
Une autre raison – la dernière, promis – c’est que je ne sais plus quoi raconter ! Et oui, j’ai tout fait ici… Bon, pas TOUT, j’avoue, mais disons que l’essentiel des trucs de touriste, j’en ai mangé, et plutôt deux fois qu’une…
C’est pourquoi cet article va être … suspense… une resucée version 2011 du précédent article, nommé pour rappel « à faire au Québec, l’hiver… » ! Mais attention, cette réédition d’article est une version revue et augmentée d’une foule d’activités nouvelles, toutes plus folles les unes que les autres, telle la célèèèèbre nuitée en igloo ou bien encore le parachutisme statique, et le tout mesdames et messieurs sans oublier les maintenant classiques motoooooneige et trainoooo à chiens ! Et tout cela, et bien plus encore, contre 3 paiements faciles de 39.99$ seulement !!!
Mais ce n’est pas tout! Si vous envoyez votre cheque dans les 18 prochaines minutes, vous recevrez en cadeau les woooohouoonderful ouvrages suivants : « pepperoni mon ami », « 1001 façons d’accommoder les brocolis » et « le gras, c’est la vie – mes bonnes adresses au Québec ». CALL NOW !!!
Humm, pardon, où en étais-je ? Ah oui, donc, cette fois, le programme sera le même que l’an dernier, mais pas pareil dans sa différence. Pour se mettre en bouche, le traditionnel déjeuner du matin auquel personne ne résiste, le plat fil-rouge de tout touriste qui se respecte, lui mais pas son tour de taille. Le célèbre brunch à base de fruits, de bacon, de patates, de crêpes, de toasts, de fayots et de sirop d’érable. On ne le présente plus, ici dans sa variante « montagne de fruits ».
Il est de bon ton ensuite de l’agrémenter d’une visite de la ville par -15°C, indispensable pour cramer toute cette énergie et éviter l’obstruction artérielle au jus de bacon.
En général, les sessions de marche dans le froid au milieu des buildings et des couloirs de vent ne durent pas longtemps et on se résout assez vite à franchir la première porte venue, qui se trouve souvent être l’entrée du tentaculaire centre commercial souterrain ; un labyrinthe de baies vitrées et de néons de 12 km² peuplé d’escalators à sens unique conçus dans le but mesquin de faire crapahuter le rat des villes sur une distance suffisante pour qu’il panique et se jette finalement dans une des innombrables boutiques hors de prix du complexe. Et le piège se referme… Mais passons. Ce temple moderne érigé au nom du Dieu Consommation mérite a lui seul un article pamphlétaire et assassin auquel je m’attellerai peut-être une autre fois…
Ressortons donc plutôt de cet univers vicié pour aller profiter de ce temps idéal (-10°C, pas de vent, grand soleil) et de l’une des plus agréables activités hivernales. Pour cela, une seule adresse pour les connaisseurs : le Vieux-Port et sa patinoire régulièrement resurfacée, un luxe non négligeable.
Notez la pose à 1000$ du type sur la gauche
Le patin c’est full le fun. A partir du moment où on sait patiner. On dit souvent que le plus dur c’est les 3, 4, 5 premières années, après ca va tout seul… Attention néanmoins, cette période d’apprentissage n’est valable que pour les étrangers. Selon la légende, pour les Quebecois l’apprentissage n’est pas nécessaire puisqu’ils naissent les patins aux pieds, un atout non négligeable pour gagner les JO d'hiver mais un inconvenient majeur à l’accouchement…
Avec un bon prof on gagne facilement un an ou deux...
Pas le temps de pousser plus avant l’apprentissage de la glace, il est temps de passer à l’étape 2 d’un voyage réussi en Hiver (Hiver avec un H majuscule comme on en met aux pays vous noterez). Une étape au titre de blockbuster "Québec en pleine tempête". Tin tin tin...
C’est le temps de tordre le cou à quelques croyances franco-françaises à propos de l’impraticabilité des activités quotidiennes sous la neige… C’est faux ! On peut tout faire sous la neige, même conduire ! Ca prend simplement un peu de concentration, de bons wipers (essuie-glaces) et surtout une paire de pneus neige – ce dernier détail permettant de conduire pratiquement comme sur le bitume sans pour autant empêcher de tirer de temps a autres « un bon vieux câble » ! Les amateurs comprendront …
Hôtel de Glace / Ice Hotel
Malgré le déluge, et au péril de nos vies, nous avons continué vaille que vaille, n’écoutant que notre courage, pour rejoindre l’une des 7 merveilles du Québec. Ladies and gentlemen, le bien nommé Hôtel de Glace !
La structure est faite à base de neige compressée dans de grands moules en forme d’arche qui sont ensuite agglutinés ensemble quelques heures, le temps que le froid fasse son travail et solidifie tout ça. Au final on obtient une construction impressionnante composée d’un lobby, d’une chapelle, de deux bars et de 36 chambres, chacune ayant ses murs sculptés d’un motif unique inspiré du thème « biodiversité ». On pourrait presque dire que c’est aussi beau que le château de la Belle au Bois Dormant à Disneyland, si jamais c’est possible !
Le lobby
Un vitrail de la chapelle
L’un des deux bars
L’autre des deux bars
Les cocktails qu’on y sert dans des verres de glace, les seuls verres au monde où le glaçon est autour !
Quelques exemples de déco:
La chambre pour une nuit est hors de prix (500$) mais l’expérience vaut le coup, enfin j’imagine, puisqu’on ne l’a pas fait. On a préféré la solution moins chère et plus roots du bon vieil igloo au fond des bois, une aventure à vivre dans le prochain article, patience…
Pour 17$, on peut par contre visiter toute la journée jusqu’à 20h, heure à laquelle les occupants prennent possession de leur logement. 20h ca semble tard pour une chambre qu’on paye aussi cher, mais dans ce genre d’hôtel – où la température reste constante de jour comme de nuit : -5°C - on ne traine pas pendant des heures en robe de chambre et on ne prend pas de petit dej’ au lit ! Selon les explications du guide, en arrivant, on passe quelques temps au bar, ensuite on file vers le sauna et le jacuzzi dans le but d’augmenter sa chaleur corporelle de manière significative, et finalement on rentre se coucher dans des sacs de couchage conçus pour tenir un -30°C que je soupçonne théorique…
La suite nuptiale, la plus grande, la plus chère
Ce qui arrive si on ferme mal son duvet
Pour vos prochaines vacances, si l’expérience vous tente, ou si vous voulez simplement voir d’autres photos : www.icehotel-canada.com
Chute Montmorency / parc de glissade de Valcartier
Il n’est que 16h en ce lundi au planning chargé, on a encore le temps d’enchainer une visite de la chute Montmorency et quelques glissades au parc de Valcartier, qui ferme à 22h, même en semaine. A noter au passage ce point qui fait le bonheur des consommateurs au grand dam des étudiants payés au lance-pierre pour veiller sur les 4 derniers clients avant d’aller faire leurs devoirs, au Québec, et en Amérique du Nord en général, tout ferme très tard, et tout est ouvert le dimanche. Je l’ai probablement déjà dit, mais bien que j'ai pris l'habitude de faire mes courses le dimanche à 20h, ça continue de m’étonner !
La chute Montmorency – j’en ai déjà parlé dans un précédent article – est une cascade d'une hauteur de 83 mètres, dépassant ainsi de trente mètres les chutes Niagara. Le bassin au pied de la chute, creusé au fil du temps par la masse colossale d’eau qui s’abat sur lui, atteind 17m de profondeur. Autant dire que les chances de se sortir d’une chute dans ce bouillon sont proche de zéro… ou de l’ordre de 1e-9 dirait-on en terme aéronautique… Preuve apportée en 1905 par une famille qui a fait l’erreur de penser que la passerelle inaugurée 3 jours plus tôt était bien conçue…
Il continue de neiger à gros flocons, alors pour ne pas renouveler l’expérience Hôtel de Glace – où on s’est pelé les miches en jeans et sans gants – on s’équipe en conséquence, mode expédition polaire.
Convaincu que le déluge de neige ne gênerait en rien ni notre progression ni la visibilité, on entame notre marche la fleur au fusil. Voila en théorie ce qu’on aurait dû voir :
La chute et son fameux pain de sucre, formé par les embruns
Et voila en réalité ce qu’on a vu :
Qu’à cela ne tienne, la balade valait quand même le coup, malgré les risques considérables qu’on a pris :
Allez, c’est beau, on se casse, la nuit commence à tomber, mais le fun n’est pas fini. Avant dernière étape de cette journée marathon, le parc de glissades de Valcartier situé à 15 km de Québec (www.valcartier.com).
Rien de tel qu’une surface glissante et des bouées pour rappeler à chacun l’enfant casse-cou qu’il était ! Le principe est simple, une bouée par personne et un train de bouées fixées à un câble pour remonter les pistes.
Ce parc - essentiellement destiné aux enfants – n’est pas excessivement marrant si on se fie aux consignes de sécurité obligeant à descendre bien assis, dans le sens de la marche et un par un. Heureusement, un lundi à 20h, il n’y a presque plus personne pour surveiller et on a pu s’en donner à cœur-joie en faisant des courses (le premier en bas nanana) et en testant différentes configurations (en escadrille, en carré, en fusée…). Voici d’ailleurs un exemple de formation "en carré" :
Et finalement, dernière épreuve de la journée, les 100 km qui nous séparent de Baie-Saint-Paul, où nous attend une nuit de sommeil bien méritée avant d’attaquer une journée de ski dans la plus surréaliste des stations qu’il nous ait été donné de pratiquer…
La deuxième partie du trip dans pas longtemps… si tout va bien.
Et bien non! Ce blog n'est pas mort, il hiberne, tout simplement, en attendant que son proprietaire veuille bien trouver la force de le faire revivre. Et ca tombe bien parce qu'aujourd'hui il se sent capable de prendre le temps de : selectionner des photos, les reduire, les mettre en ligne, ecrire un article long et si possible interessant et mettre le tout en forme pour le plaisir d'une poignée d'aficionados qu'il remercie au passage.
Et maintenant il va arreter de parler de lui à la troisième personne parce que ca sonne pas net...
...L'hiver est fini, le printemps montre franchement le bout de son nez (25°C recemment, à suivre dans un prochain article) et on me rappelle qu'il n'y a toujours rien sur le blog à propos de ces quelques jours passés dans une pourvoirie à chevaucher des motos et des chiens. Il est temps pour moi de reparer ce manquement et de conter l'une des plus formidables aventures que l'on puisse vivre au Québec.
D'abord il faut savoir que cet hiver a été le plus doux jamais enregistré dans l'histoire du Québec. Il est tombé en cumulé environ 70 cm, ridicule par rapport aux 3m de l'an dernier – et il faut parait-il en imputer la cause à El Nino, phenomene climatique mondial qui se manifeste tous les 15 ans et qui a été particulierement virulent cette année à voir les quantités de neige qui ont envahi l'Europe. Quelle surprise au passage quand je suis rentré à Noel de survoler les plaines autour de Paris couvertes de neige.
En prevoyant un voyage debut fevrier je ne m'etais meme pas posé la question et j'avais ordonné à mon oncle (en "permission" pour une semaine :) d'acheter chaussettes, sous-pantalon, sous-pull et compagnie. "Attention, -30°C tu te rends pas compte, tu vas perdre un pied si tu t'equipes pas bien!".... Finalement, une semaine avant qu'il arrive, nous sommes repassés dans le positif et le peu de neige qui est tombé commencait à fondre. J'ai bien cru que le sejour allait etre compromis, mais coup de chance, juste avant qu'il arrive il s'est remis à faire un froid raisonnable de l'ordre de -10°C, suffisant pour garder la neige au sol et la glace sur les patinoires.
Pour mon oncle Christian, l'aventure commence par quelques journées de decouverte de la ville en solo pendant que je bossais, quelques bons restos et une petite demonstration de hockey amateur par son filleul préferé! Puis decollage de Montréal pour Mont-Laurier, à 2h30 de route, dans cette voiture : une solide Dodge Caliber.
Il n'est jamais recommandé de prendre la route avec rien dans le ventre alors avant de partir, passage obligé à "l'oeufrier", resto specialisé dans les petits dejeuners gourmands que ceux qui sont venus ici connaissent bien. Un classique de Montréal! Le melange sucré (fruits, crepes etc) et salé (bacon, oeufs) n'enthousiasmait pas le tonton au départ mais il a vite changer d'avis et n'a ensuite mangé que ca tous les matins!
Au programme du séjour : une petite journée à Ottawa pour visiter le musée des civilisations, ensuite on remonte vers le Nord pour 3 jours au coeur de l'hiver, à des dizaines de kilometres de tout village, pour deux jours intensifs de motoneige, et une dernière journée partagée entre initiation à la conduite de traineau à chiens et petite rando en raquettes. Plus une voire deux petites surprises....
Vite fait, voila Ottawa et son fleuve gelé. Problème recurrent pendant le sejour: prendre des photos sans martyriser l'appareil et sans perdre une phalange à cause de froid qui attaque fort quand on sort les mains des gants. Seule solution, faire vite!
Le debut du trajet se passe sans encombre, c'est la fin qui a été plus compliqué à cause d'une negligence de ma part. J'etais convaincu qu'en arrivant au centre du petit village avec le GPS on verrai un panneau vers la pourvoirie. Or nous sommes arrivés sur une assez grosse ville sans aucune indication. Coup de fil au gite où on nous explique qu'il reste 50 min de route dans la pampa. Le GPS nous lache bientôt car la zone n'est plus couverte et nous voila en pleine nuit à chercher un petit chemin qu'heureusement on finit par trouver! Ce petit chemin - entierement verglacé - s'enfonce dans la foret sur une distance indeterminée. Et plus on avance plus on se dit qu'on s'est trompé. Il n'y a aucun panneau et au bout de 20 km on doute franchement. C'est alors qu'on voit un panneau et une fleche au nom de la pourvoirie. On se dit que ce n'est pas le moment de tomber en rade, nous sommes au fin fond des bois, il fait -15°C, le telephone ne passe pas et on a aucun materiel de survie!
On arrive finalement à la pourvoirie apres 32km de ce qui ressemblait à une speciale de rallye en Suède.
Voila la pourvoirie, notre recompense après ce trajet un peu trop long. Le froid, les guirlandes, on a l'impression d'arriver chez le Père Noël!
Au passage, une pourvoirie, c'est en gros un établissement qui offre hébergement et services pour les chasseurs et pêcheurs, et tous les gens à la recherche de vacances-nature. Les exploitants ont aussi un droit de braconnage, c'est d'ailleurs pour ca qu'on a croisé autant d'animaux empaillés, comme celui-ci par ex, à qui j'ai fait sa fête :
Il parait que celui-ci est de taille normale et que "il y en a autant au Canada que de pigeons chez vous" (sic) !
Plus placide comme animal mais tout aussi dangereux quand on s'ecrase dessus en motoneige, le célèbre orignal :
Premier matin, reveil aux aurores, spectacle grandiose. On se prend pour des aventuriers au depart pour le pôle Nord !
Pour attaquer la journée comme il se doit, "le dejeuner du trappeur" s'impose. En gros, c'est la totale: bacon, patates, oeufs, fruits, jus d'orange, crepes, toasts, café. Vu la quantité de calories qu'on brule avec le froid, c'est vivement recommandé de bien manger, et on ne se prive pas!
Ensuite on s'equipe en materiel d'hiver, je mets toutes les couches et sous-couches disponibles. Il fait -23°C ce matin sous abri. Je n'ose pas imaginer combien il fait en roulant...
Petit cours sur les rudiments de la motoneige et les regles de securité. C'est ultra simple, "tu pèse su'l ptit piton" pour avancer, tu laches tout pour ralentir et tu ne double jamais le guide.
Allez, c'est parti! Premiere impression: c'est enfantin à piloter, il n'y a rien à savoir. Deuxieme impression : nom de dieu quel coup de pied au cul! Ca a une gouache que je ne soupconnais pas, on a beau être sur la glace, la chenille accroche mieux que sur du bitume. Troisieme impression: il fait pas froid finalement avec le bon materiel sur le dos. Quatrième impression: tiens, j'ai les doigts qui piquent.
Mes points sensibles auront donc été: le cou, partie la plus exposée finalement, coupé de l'exterieur par une simple echarpe, et les doigts, exposés au vent direct et planqués dans de mauvais gants. Heureusement les motoneiges Bombardier sont bien foutues, les poignées sont chauffantes. "Bon alors les poignées chauffantes vous pouvez soit les laisser eteintes, soit les mettre sur 1 soit sur 2". Ok, elles resteront calées à 2 pendant tout le trip !!!
Aperçu de nos combinaisons de Bibendum.
Christian le ninja
Nos fiers destriers, flambants neufs.
Et notre guide, un mec à la cool :)
Dans les sentiers la neige est correcte mais sur certains passages on apercoit le sol, on se dit qu'on a du bol et on a raison, une semaine après les sentiers sont devenus impraticables.
3 à 4h de raid plus tard, on s'arrete manger dans une cabane à sucre, lieu qui regroupe resto de degustation de produits de sirop d'erable et production dudit sirop.
Le repas a duré près de deux heures pendant lesquels on s'est empiffrés (ca creuse le grand air) du repas typique des grandes occasions: specialités locales, gras de cochon frit, patates, fayots etc, le tout nappé de VRAI sirop d'erable. Pour finir, desserts (avec un S) à base de sirop et avant de partir, hophophop, vous allez bien nous gouter la tire sur neige. Specialité aussi : on verse le sirop chaud sur la neige, il se solidifie et ca fait une sucette. La troisieme sucette commençait à etre de trop... De retour sur la motoneige j'etais pris entre une envie de dormir, une envie de vomir, et une vague interrogation sur les consequences médicales de l'hyperglycémie ...
Aussi curieux que ca puisse paraitre le soir même on mangeait à 20h d'un appétit d'ogre un autre repas moins calorique certes, mais toujours labellé "repas de trappeur", un truc solide quoi. On est completement nazes à 22h et on tombe dans un sommeil de plomb. On vient quand même de s'envoyer plus de 200 bornes de moto!
Le lendemain, poursuite de la balade dans les sentiers à un rythme d'environ 60 km/h. Ca semble peu mais quand on defile au milieu de petits chemins bordés d'arbres et avec des enervés qui arrivent en face, c'est pas mal 60km/h.
Seule petite disgression quand on a traversé un lac gelé. J'ai laissé le guide prendre de l'avance et j'ai pressé le bouton à fond pour voir à combien ca montait ces engins. Quel sensation de liberté de pouvoir monter à 120km/h sur une étendue gelée à perte de vue! Je braillais comme un damné dans mon casque ! Wouuuuhouuu!
Pour les gens techniques, nos motos etaient des 650, on en a croisé des 800 1000 1200...
Petit arrêt au milieu du lac pour apprecier le point de vue:
Ensuite on s'est lancé à l'ascension de la Montagne du Diable, pour y apprecier le panorama :
Moment de contemplation zen!
On redescend et on file à une autre pourvoirie pour y casser la croûte. L'orignal dans l'une des photos ci-dessus vient d'ici. Tenez-vous bien : il a été tué à l'arc! et par LA proprietaire des lieux... Ok madame!
Après ça, ravitaillement à la station service. C'est banal mais ça fait bizarre de traverser un village en motoneige, et ca fait encore plus bizarre de croiser ce genre de tracteur :
La journée se termine, on est bien raqués, comme on dit ici. De retour à la pourvoirie, on boit une bonne bière au coin du feu avec notre guide puis on file au sauna pour transpirer tout le sucre de la veille.
C'est un sauna, il y fait chaud et sec. Au bout de 30 min on ne tiens plus et on file au jacuzzi, qui se trouve être à l'exterieur, à 10m du salon. Au pas de course, et vetus d'une simple serviette, on fonce. Le temps d'attendre 3 secondes que Christian rentre dans le bain, mes pieds se retrouvent coller au sol par la glace. J'entends un scratch quand je tire dessus!
Dans le jacuzzi, on est au top, la tête à -15°C, le reste du corps à 40. On relaxe, on jase... Puis on parle de cette tradition scandinave qui consiste à sortir du sauna et à se jeter directement dans un lac gelé.... et il se trouve qu'il y a un trou dans le lac en contrebas prévu à cet effet...
Je vous rassure, on ne l'a pas tenté, parce que le trou est vraiment loin, qu'il fait nuit noire autour du lac, et il faut bien l'avouer, parce qu'on n'a pas eu le courage!
Par contre, puisqu'on est là, c'est le moment de faire une expérience pas ordinaire. Il parait que se rouler dans la neige c'est revivifiant. Ok, allons-y, chacun notre tour! C'est assez curieux, on ne ressent pas grand chose finalement, à part peut être une sensation de brulûre quand on retourne dans l'eau. Peut être que nos cris primitifs nous anesthesient l'espace de quelques secondes! En tout cas, voilà la surprise dont je parlais plus haut. On ne s'attendait pas à faire cette experience et on ne l'oubliera pas de si tôt!
"raaaah raaaah brrrr ouuuuh wawawawa" :-)
Le lendemain matin, changement d'univers, on laisse le bruit la puissance et les odeurs d'echappements pour la quietude d'une balade autour du lac sur un traineau à chiens. Le programme : piloter notre propre traineau en suivant le guide devant nous. L'un de nous deux fait la marchandise pendant la moitié du trajet puis on inverse.
40 huskies reunis en meute et hurlant à la mort ca fait de l'effet (et du bruit!). C'est vraiment impressionnant, ce sont des loups, litteralement. Il faut les voir montrer les crocs et se battre les uns les autres. D'ailleurs l'un des conseils les plus importants du guide : "si vous voyez qu'ils se battent dans l'attelage, vous criez mais vous n'essayez pas de les separer. Si vous mettez votre main ils vont vous la bouffer". Ok, c'est noté!
"son meilleur chien" selon le guide
ces deux-là se sautaient sur la gueule regulierement
lui c'est un gentil :)
Petit cours rudimentaire sur la technique de freinage et nous voila partis. Je commence au pilotage pendant que Christian fait le colis.
Wow! Ca n'a pas la puissance ni la vitesse d'une motoneige et pourtant c'est bien plus impressionant parce qu'on ne contrôle rien! Les chiens avancent en permanence et pour les faire stopper il faut vraiment monter à pieds joints sur le frein.
Mise à part ça, suivre le guide est plutôt simple. Les chiens sont bien rodés mais on sent bien qu'il suffirait de peu pour qu'ils fassent n'importe quoi. C'est un metier musher, ca s'improvise pas!
Balade paisible avec pour seul trouble le bruit de la neige qui craque, des chiens qui jappent et du guide qui siffle ses ordres. On se sent à des années-lumières de la motoneige et d'u même coup beaucoup plus proche de cette nature qu'on culpabilisait un peu de souiller la veille.
Ci-dessous, la premiere video est courte, la seconde plus longue :
Arret en cours de route pour changer de pilote et pour discuter avec le guide de la sauvegarde de la foret quebecoise, assis sur des lits en branches de sapin dans une toile de tente de fortune.
Mini rando en raquette sans grand interet pour cloturer le séjour.
Je concours pour la photo de l'année au calendrier de la Poste :)
Le soir même, retour à Montréal avec des images plein la tête et dernière petit surprise, une biche toute proche au bord de la route. On s'arrête, on saute sur l'appareil photo, on mitraille avant de se rendre compte qu'elles sont en fait une dizaine. Elles sont juste venues manger à un mangeoire proche d'une maison...
Le lendemain, dernier jour avant le retour en France, j'emmène Christian vivre une autre expérience unique: faire du patin - ce qui est deja une experience serieuse quand on approche la 50aine et qu'on en a pas fait depuis 30 ans - sur une riviere gelée!!
6 km de riviere ouverte à la population, un bon trip, un ou deux gadins et autant de frayeurs mais finalement pas trop de bobos... chapeau le tonton !
Voila, j'espere vous avoir donné le goût de decouvrir le Québec l'hiver, et si l'aventure vous tente, je suis encore là l'hiver prochain... :D
Prochain article: New York City...
Les êtres vivants sont sensibles à la présence du vent. L'été, en période de canicule, on a tous déjà souhaité qu'une brise légère vienne rafraîchir l'air environnant.
Les manifestations du Dieu Éole ne sont toutefois pas toujours bienvenues durant la saison hivernale car le vent nous donne l'impression qu'il fait plus froid que le mercure ne l'indique. On parle alors de facteur de refroidissement éolien, lequel est calculé en combinant la température de l'air à la vélocité des vents. Ce calcul nous permet d'obtenir une lecture de la température ressentie par un être humain en présence de temps froid et venteux. En fait, le facteur de refroidissement éolien mesure la rapidité à laquelle le corps humain perd sa chaleur lorsqu'il est exposé au vent. Il a été créé dans le but de réduire les risques d'hypothermie, d'engelure et autres dangers reliés au froid. Consulter le facteur de refroidissement éolien avant de sortir nous permet de se vêtir adéquatement pour profiter pleinement des plaisirs de l'hiver.
Formule
La formule pour calculer la température équivalente reliée au facteur de refroidissement éolien est la suivante:
T(FRÉ) = 13.12 + 0.6215 * T - 11.37 * V0.16 + 0.3965 * T * V0.16
Où:
T(FRÉ) est la température équivalente en degrés Celcius
V est la vitesse du vent en km/h mesurée à 10m de hauteur
T est la température, de l'air en degrés Celsius
La température équivalente: créée pour les êtres vivants
En situation normale, notre température corporelle se maintient à 37,2°C. Lorsqu'il n'y a pas de mouvement de l'air, la chaleur dégagée par notre corps réchauffe la couche d'air à la superficie de la peau.
C'est le vent qui chasse continuellement cette couche d'air chaud et la remplace par de l'air plus froid qui nous fait ressentir une température (la température équivalente) plus basse que la température réelle de l'air ambiant; le corps doit continuellement compenser cette perte de chaleur pour maintenir la température corporelle à son niveau normal.
La température équivalente n'a donc de sens que pour les êtres vivants puisque tous les objets inanimés ne génèrent pas de chaleur et n'ont donc pas à compenser cette perte de chaleur essentielle à la vie.
La température d'un thermomètre que l'on exposerait (au vent) par la fenêtre d'une voiture en mouvement ne serait par exemple aucunement différente de celle enregistrée dans les mêmes conditions, mais à l'arrêt; le mouvement de l'air autour du thermomètre n'influence pas la température de celui-ci.
Il faut prendre en considération que le facteur de refroidissement éolien n'est qu'un indice et que la température ressentie peut varier en fonction du réchauffement solaire, de l'humidité, de la façon dont nous sommes vêtus et du fait que nous soyons immobiles ou en activité.
Alors qu'en est-il de votre voiture?
On nous demande souvent si une voiture aura plus de difficulté à démarrer lorsqu'elle est exposée au vent.
Prenons un exemple: vous stationnez la voiture à votre domicile un jour d'hiver après une journée de travail; il fait -10°C à ce moment-là et les météorologues de MétéoMédia prévoit un minimum de -25°C pour la froide nuit d'hiver qui s'annonce et des vents de 30 km/h.
Vous voudrez probablement mettre votre voiture à l'abri du vent pour vous faciliter la tâche au démarrage le lendemain vous direz-vous!
Que votre voiture soit à l'abri ou non du vent, la température du moteur de celle-ci sera identique à la température réelle du thermomètre le lendemain matin, i.e. -25°C. Après un certain nombre d'heures à l'arrêt, le moteur de votre voiture aura vraisemblablement atteint la température de l'air ambiant, -25°C, qu'il y ait du vent ou pas.
On doit cependant ajouter que la température du moteur exposé au vent atteindra ou rejoindra plus rapidement la température de l'air ambiant que dans le cas de la voiture à l'abri du vent. Au bout d'un certain temps, la température du moteur à l'abri du vent aura de toute façon vraisemblablement rejoint la température ambiante comme celle du moteur exposé au vent.
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